Art contemporain



Après quatre ans d'activité presque quotidienne, la Paddythèque cesse ses activités.
Janvier 2009, Jean-David Boussemaer



Magazine culturel sur l'actualité de l'art contemporain à Paris & proche banlieue


La Paddythèque suit l'actualité de plus de trois cents lieux d'art contemporain situés à Paris intra-muros. Des galeries, des institutions, ainsi que des espaces alternatifs et tendances :

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Pour sa première participation au Designer's Days, le Sony Style George V (39, avenue George V – Paris 8ème) fait appel à Pierrick Sorin. Ce dernier revisite, à travers ses œuvres et par le biais des produits Sony, la boutique...


Réalisation : Jean-David Boussemaer
Images / Montage : Victor de Guigné
Emission produite pour l'Atelier BNP : www.tv.atelier.fr
Art and You TV : www.art-and-you.com/tv

> Reportage sur Dailymotion


Publié dans : Vidéos - Par Paddythèque
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Dans le cadre du Parcours Saint-Germain, du 29 mai au 12 juin 2009, Christian Dior présente un ensemble de « Portraits grandeur nature » ainsi qu'une série de peintures de ciels d’Agnès Thurnauer.



J-D. B. : Pouvez-vous nous présenter, en quelques mots, vos « Portraits grandeur nature » ? Que cherchez-vous à montrer à travers ces représentations conceptuelles ?

Agnès Thurnauer : Les portraits qui sont dans la vitrine, ont spécifiquement été créés pour Dior. C’est un travail qui est certes conceptuel, mais qui se situe également dans le droit fil de la tradition des portraits. Au lieu qu’il y ait un visage comme dans la tradition artistique, il y a un nom.

Au départ, je cherchais une forme pour montrer qu’il n'y avait eu que peu de femmes dans l’histoire de l’art, et je me disais qu'il serait intéressant de solariser l’histoire de l’art. J’ai donc inversé la forme.

Pour la boutique Dior, j’ai décidé de créer le portrait de Jacqueline Lacan (on est ici à l’emplacement de l’ancienne librairie Le Divan), puis ceux de  Jeanne Galliano et de Christiane Dior, en référence aux noms du fondateur et du créateur qui travaille en ce moment pour cette maison de haute-couture.

 

Quel est le rôle du nom dans votre œuvre ?

Pour moi, le nom est une forme en soi. Le nom se détache et devient une forme qui va retraverser toutes les autres. Ces portraits sont inscrits sur une demi-sphère en plan américain. On est dans un registre assez proche de celui de l’histoire de la peinture, sauf qu'ici ce ne sont pas des portraits en plan américain où on voit des visages, mais des portraits où le nom tient lieu de figure.

 

S'agit-il plutôt de confrontations, ou d'assemblages de plusieurs noms ?

Il s'agit plutôt d'une expansion. Le cadre dans lequel ce travail s’inscrit génère une réflexion, une créativité... Chez Dior, il était intéressant d'obtenir une carte blanche totale. Je pense que c’est un signe de la qualité de cette maison et de sa sophistication.

Quand j’ai décidé de travailler sur Jacqueline Lacan et de créer le portrait par rapport à la mémoire du lieu, j'ai voulu mettre la petite prédelle bye-bye légèrement ironique par rapport à la question de la valeur, du marché... Qu’est-ce que c’est qu’une valeur ? A-t-elle une durée ?

Pour moi, c’est une contrainte mais qui crée une forme de créativité de la même façon que les ciels qui sont ici...

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur ces ciels ?

J’ai décidé de produire cette série parce que cela m’intéressait de confronter l’injonction de la mode, du temps et des saisons avec mon temps qui est celui de la peinture. Ce sont des ciels, vraiment des ciels… Ce sont de tout petits tableaux qui ont l’air très poétique mais qui ont une connotation assez forte pour moi.

Quand vous commencez à peindre un ciel, votre sujet a déjà changé. Il s'agit à la fois d'une quête et d'une impossibilité pour le peintre. Peindre un ciel, c’est représenter un temps impossible ; lorsque vous commencez à le peindre, il est déjà en mouvement et le modèle n’est déjà plus le même.

 

Article initialement publié sur Art and You, 10 juin 2009

 

 

Publié dans : Art - critiques - interviews - Par Jean-David Boussemaer
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Dans le cadre du Parcours Saint-Germain, du 29 mai au 12 juin 2009, Louis Vuitton présente Le Fiasco (ou quand les règles du jeu sont mal comprises) de Philippe Ramette.



J-D. B. : Pouvez-vous brièvement nous parler de votre projet à l'occasion du Parcours ?

Philippe Ramette : J’ai essayé avec cette installation de répondre au thème de cette année qui est le jeu. Au départ, on m’avait proposé de montrer des photographies, des choses qu’on avait peut-être un peu plus vues dans mon travail. Et au final, j’ai plutôt opté pour la réalisation d’une installation qui pourrait tout à fait être imaginée en tant qu’image photographique.


Du jeu, de la mise en scène…

Le titre de cette installation est pour moi très important, c’est Le Fiasco (ou quand les règles du jeu sont mal comprises). J’imagine qu’il peut y avoir plusieurs interprétations, mais mon intention était de mettre en scène deux personnages énigmatiques. On ne voit que des pieds et on suppose une présence cachée derrière les rideaux...

C’était aussi l’idée d’un fiasco, d’une situation bloquée par rapport à un jeu qui aurait pu être une partie de cache-cache, mais dont les deux protagonistes n’auraient pas compris les règles et se seraient cachés simultanément. On se retrouve face à une situation qui peut apparaître absurde.


D'où vous est venue cette idée des rideaux ?

Lorsque j'ai conçu cette installation, je regardais par hasard un documentaire sur Staline. J’ai trouvé très drôle l'idée qu'il fasse raccourcir les rideaux de ses appartements par peur d’un complot ; cela permettait de voir s’il y avait des gens cachés derrière...


Vous avez également placé une sculpture dans la vitrine de Vuitton.

Oui, j’avais envie de montrer mon travail de sculpture et j’ai installé, au milieu de ces deux personnages, un objet qui s’appelle le Casque miroir. Celui-ci est réalisé en verre, et contrairement à un casque classique ne fait pas office de protection. Lorsqu'on le porte, une réflexion se fait et l’utilisateur est automatiquement mit en écho avec la périphérie, avec le monde qui l’entoure.

On peut aussi imaginer que les deux personnages sont les gardiens de cet objet qui est présenté d’une manière très évidente et très directe.

 

Article initialement publié sur Art and You, 8 juin 2009

 

 

Publié dans : Art - critiques - interviews - Par Jean-David Boussemaer
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