Le complexe des anciennes Pompes funèbres municipales - situé entre le 104 rue d'Aubervilliers et le 5 rue
Curial (dans le 19ème arr.) - a vocation à prochainement devenir un lieu de création artistique de dimension internationale...
1. Le projet
Avec l'ambition de faciliter un bouillonnement culturel dans ce quartier du Nord-Est parisien, le 104 offrira aux artistes des équipements répondant aux exigences contemporaines de la création (matériel pour la danse, le théâtre, la photo, le
cinéma...).
Installé sur une parcelle de près de 25'000 mètres carrés,le centre d'art est destiné à prendre en compte les différentes étapes du processus de création : formation (18 bureaux), conception et
fabrication (16 plateaux de 100 à 300 m²), présentation (espaces d’exposition pour les arts plastiques, deux salles de spectacles de 200 et 400 places…). Chaque année, il accueillera également
en résidence une trentaine de jeunes créateurs encore inconnus, ainsi que des artistes internationalement confirmés (6 appartements allant du studio au 4 pièces).
Cette opération est inscrite au Contrat de plan et devrait pleinement
s'intégrer dans la vie et l'urbanisme de son quartier. Le projet comprend un équipement correspondant aux besoins de l'arrondissement et qui sera largement ouvert, de manière à former un
passage mêlant activités culturelles et commerciales entre les deux rues Curial et Aubervilliers.
2. En quelques dates
- 1870 : L’archevêché de Paris installe le siège des Pompes funèbres à
l’emplacement d’un ancien abattoir. Deux vastes halles -inspirées par l'architecture de la gare Saint-Lazarre et bâties sur plusieurs niveaux- sont dessinées par Delebarre de Bay, sous la direction de Baltard (directeur des
travaux d’architecture de la ville).
- 1997 : Les Pompes funèbres ferment suite au déclin provoqué par la
fin du monopole municipal. On pense à les détruire mais un classement les protège in extrémis...
- 2003 : Lancement du projet de réhabilitationen centre d'art. La maîtrise d’œuvre des travaux est confiée à l’Atelier Novembre.
- 2005 : Bertrand
Delanoë nomme deux metteurs en scène quadragénaires- Robert Cantarella et Frédéric Fisbach - à la tête de l'institution.
- Mai 2005 : début
des travaux. Leur coût est estimé à 102 millions d’euros, financés par la ville de Paris, avec le soutien de la région Ile-de-France.
- Mars 2008 : Fin
des travaux.
- Eté 2008 :
Ouverture au public. Le budget de fonctionnement annuel est estimé àde 12 millions d'euros (8 millions seront au minimum financés par la Ville de Paris).
3. Découvrir le site en construction
- Depuis février 2007, le chantier du 104 est ouvert au public chaque premier
vendredi du mois pour trois visites guidées en présence d’un membre de la direction du 104 et d’un responsable du chantier, architecte ou maître d’ouvrage. Pour des raisons de sécurité, ces
séances sont limitées à trois groupes de 15 personnes majeures préalablement inscrites. Bottes et casques de chantier sont fournis sur place.Inscription
obligatoire au 01.40.05.51.72. ou par mail : visitesduvendredi@104.fr
- 29 et 30 décembre 2007 : L'opération« La Traversée
»permet aux Parisiens de librement découvrir le site,
animé par plusieurs spectacles sons et lumières (un jeu sur les sons de Vincent Epplay, des jeux d’ombre et de lumière orchestrés par Jean-François Touchard, un « tableau animé » de
Pierrick Sorin....).