Publié par Paddythèque

Du 22 octobre 2009 au 21 juin 2010, des phrases en français écrites en néons blancs sont suspendues le long des remparts médiévaux du Louvre. Joseph Kosuth investit ce lieu historique pour offrir au regard du visiteur une œuvre dense et lumineuse...


Joseph Kosuth est un pionnier de l’art conceptuel. Les artistes de mouvement (créé dans les années 1960 à New York) considèrent l'idée ou le concept comme l’essence de l’œuvre d’art, au détriment souvent de la matérialité.

Joseph Kosuth travaille depuis le milieu des années 1960 sur les relations entre les mots et les choses, entre le langage et la représentation. La prévalence allant au concept, les supports utilisés par l’artiste sont divers : photos avec des objets usuels, tubes de néon (collection du Centre Pompidou), textes gravés dans la pierre (musée Champollion, Figeac). Il réalise de monumentales installations de textes, critiques, philosophiques ou littéraires, sur les monuments anciens. Son œuvre est conservé dans la plupart des collections publiques et privées en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Récemment, Joseph Kosuth est intervenu sur l’île San Lazzaro lors de la Biennale de Venise en 2007, ou encore à La Casa Encendida à Madrid en 2008. 

Au Louvre, l’artiste écrit cette fois sur les vieux murs des remparts, incitant le spectateur à redécouvrir ce lieu mystérieux et souterrain. Quinze phrases sont réparties de façon minimale sur le parcours et proposent une quête à la fois physique et introspective. Elles évoquent les relations complexes entre l’histoire, l’archéologie et la sensibilité du spectateur. L’artiste, qui d’ordinaire recourt à la citation, a pour la première fois depuis 1979, choisi de rédiger lui-même le texte de cette exposition. 
 
« Quinze pierres en place, toutes sorties de l’ombre, ces mots lumineux rendent visibles celui qui voit mais aussi celui qui est vu. Les pierres et les mots s’assemblent pour produire à la fois un mur et un texte ».
 
 
Quelques dates dans la carrière de Joseph Kosuth
 
1974 : ‘Joseph Kosuth, investigations sur l’art et problématique 1965-1973’, Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, Paris. 
1990 : ‘The play of Unmentionable (An Installation By Joseph Kosuth)’, The Brooklyn Museum, Brooklyn.
1991 : ‘Ex Libris, J. -F. Champollion’. Réalisation d’une oeuvre  commémorative de Champollion, Figeac.
1992 : ‘A Play: The Herald Tribune, Kafka and a Quote’, Hirshhorn Museum, Washington.
1999 : ‘Guests and Foreigners: The Years of Isolation. Including a Survey of Works 1965-1999’, Chiba City Museum of Art, puis en 2000 au Japan Tokushima Modern Art Museum, Tokushima.
2001 : ‘Was war also das Leben?’, Installation permanente au Parlement allemand (Paul-Löbe-Haus), Berlin.
2007 : ‘The Language of Equilibrium’, San Lazzaro Degli Armeni, Venise.
2009 : ‘An interpretation of this title, Nietzsche, Darwin and the Paradox of Content’, Georgian Gallery, Edimbourg.

 

Commenter cet article